Foire aux questions

Depuis le 17 mars 2020 et le confinement imposé dans toutes les activités de notre quotidien, nous prenons tous des mesures de précaution inédites, dont les gestes barrière, pour ralentir la propagation du COVID 19. L’enjeu essentiel est la sécurité des personnes. Si elle peut être assurée, alors les activités peuvent être maintenues.

Dans ce contexte, le syndicat des Canalisateurs vous a proposé des webinars au cours desquels Marc Gorlier et Alain Le Blainvaux ont pu répondre à vos interrogations vis à vis de la reprise de votre activité en toute sécurité.

Retrouvez dans cette rubrique toutes les questions posées lors des webinars et les réponses apportées par nos intervenants.

Sur chantier : Se référer à la fiche PF-04 « Base vie : Coin repas »
En grand déplacement : Pour des sanitaires et cuisine hors chantier, il est préconisé que l’entreprise organise et prenne en charge les réservations hôtelières (chambre individuelle avec sanitaire) ainsi que les dîner et petit déjeuner en chambre.

Sur chantier : Veuillez vous référer à la fiche PF-04 « Base vie : Coin repas »
En grand déplacement : Pour des locaux communs permanents (réfectoire, coin cuisine… dans les agences ou bureaux) non concernés par les fiches, l’OPPBTP préconise un nettoyage toutes les 2 heures.

Bien qu’aucun cas de transmission du virus par ce biais n’ait été répertorié, le coronavirus peut être présent dans les eaux usées.

Cependant les équipements utilisés usuellement en assainissement sont adaptés aux risques de contamination rencontrés. Les mesures d’hygiène prescrites pour ces travaux doivent être rappelées et respectées (lavage des mains, ne rien porter au visage, ne pas fumer, boire ou manger avant d’être lavé..).

En l’état actuel des connaissances, et compte tenu de la recommandation de port de masque en cas de travaux exposant de façon accrue au risque, il est recommandé de porter en plus des EPI usuels un masque FFP2.

Vous pouvez télécharger le document sur cette page FAQ.

Oui, selon la taille des entreprises il peut être défini un référent unique.

Certains chantiers ont été considérés comment étant courts, nous nous sommes donc affranchis de certaines installations.

Il convient de prendre toutes les mesures pour respecter la distanciation (Prendre contact en amont avec le fournisseur, identifier les zones, organiser la dématérialisation des documents…).
Veuillez vous reporter aux fiches « Intervention tiers » et « Echange signature de documents »

Les fiches sont actuellement en cours de validation (OPPBTP).
– La fiche FP-08 relative aux travaux à proximité (< 1m) a déjà été actualisée
– La fiche FP-01 relative au transport devrait évoluer rapidement (semaine 21/04, consultez notre site pour vérifier la mise à jour)

La tenue d’un registre n’a pas été abordée et n’est donc pas une obligation; cependant c’est une bonne idée pour tracer les interventions.

oui, ce sont les mêmes contraintes pour tous (même si les sanitaires dans les bureaux ne sont généralement pas comparables à ceux de chantier).

Aujourd’hui, rien n’est prévu de manière générale auprès des maîtres d’ouvrages.
Il est donc préconisé de gérer cette question au cas par cas en fonction de ce que peut envisager le CCAP en « imprévus »: l’urgence de la demande mais aussi l’écoute du client et son ouverture sur l’intégration de certaines plus-values pour accompagner les entreprises dans cette période particulièrement difficile.

Deux masques MINIMUM sont à prévoir par jour et par salarié (avant et après déjeuner).
La durée de port des masque oscille entre 3 et 8 heures (maximum théorique), mais le masque doit surtout être ajusté une fois, et jeté ensuite dès qu’il est retiré. Or les salariés vont devoir boire, transpirer, faire des pauses… et donc changer de masque à chaque fois.

Le recueil des fiches Canalisateurs donne en fin d’introduction quelques raccourcis à des documents de l’OPPBTP dont un lien vers un tutoriel « Comment mettre un masque ».

Les masques à usages non sanitaires sont effectivement normés (norme EN149, cf guide de l’OPPBTP, tableau de choix des masques).
Cependant, les livraisons effectives des masques ne sont pas toujours en adéquation avec le respect des normes, ou bien afficheront une norme sans préciser la catégorie du masque dans la norme. Cette remarque vaut également pour les masques chirurgicaux de provenances diverses.

Oui, seuls les masques autorisés par la note DGS/DGE/DGT du 29 mars 2020 sont concernés.
Il ne s’agit pas de n’importe quel masque tissu mais bien de ceux autorisés par cette note (se référer au guide OPPBTP qui détaille les exigences normatives/test sur ces produits).

Oui, les masques à usage non sanitaire de catégorie 1 peuvent être utilisés à la place des FFP2 (la fiche actuellement en ligne est rédigée ainsi). Néanmoins il s’agit bien d’une palliation.

Oui le système est identique: on trouve des 1/2 masques à cartouche(s) avec et sans valve. Dans leur grande majorité, les valves n’assurent pas de filtration de l’air expiré.

Les masques qui n’ont pas de valve filtrent l’air inspiré et expiré; lorsque les masques ont une valve (destinée à apporter un confort de port pour expirer plus facilement) l’air expiré n’est généralement pas filtré: les collaborateur autour du porteur ne sont donc pas protégés => ils doivent aussi avoir un masque (de même niveau). (cf guide OPPBTP 10/04/20 page 12)

Oui, la fiche relative aux travaux à proximité a été actualisée. Retrouvez la totalité des fiches en téléchargement sur cette page.

Ce sujet est difficile à traiter de façon générale car il dépend de la politique de chaque entreprise. Il ne parait pas envisageable de le traiter au niveau du syndicat (lavage à 60°, réalisé par l’entreprise ? comment ? mise en place d’un soutien externe ou de moyens dédiés ?…). Nous n’avons donc pas d’informations à communiquer vis à vis de ce sujet.

Le port du masque est obligatoire dans plusieurs cas, dont en particulier le travail à proximité (rupture de la règle de distanciation de 1m). Le gouvernement a ouvert cette situation au port des masques de catégorie 1 (filtration >90%). Il n’existe aujourd’hui pas d’autre option qui soit identifiée et qui permette de respecter les contraintes actuelles. Les masques « fait maison » dont les performances sont totalement inconnues (filtration, résistance,…) ne sont donc pas envisageables aujourd’hui.

Non, la visière longue ne peut suppléer le masque car elles ne protège que des projections directes, et n’assure aucune filtration. En cas de travail à proximité en période pandémique, il s’agit de filtrer l’air inspiré et de se protéger des projections (lunettes, adaptée à nos métiers).

Pour les travaux effectués à proximité, le collaborateur devra porter le masque de protection respiratoire prévu, et se protéger des projections soit avec des lunettes de sécurité correctrices, soit avec ses lunettes et un écran facial additionnel.

Non, les masques tissus ne sont classés qu’en catégorie 1 (filtration > 90%) et catégorie 2 (filtration > 70%)
La catégorie 3 évoquée lors de la présentation fait référence aux masques FFP3, qui sont les plus performants (travail sur matériau amiante,…).
Les masques FFP sont classés (norme NF EN 143 et 143/A1)
– P1 (faible efficacité) arrête au moins 80% des aérosols,
– P2 (efficacité moyenne) arrête au moins 94% des aérosols,
– P3 (haute efficacité) arrête au moins 99,95% des aérosols.
(source: Ed 6106 INRS – aout 2019 – « Les appareils de protection respiratoire »)

Le PCA (Plan de Continuité de l’Activité) est déterminé par le chef d’entreprise. Vous pouvez consulter des exemples dans la rubrique référence sur le site des Canalisateurs ou de l’OPPBTP.

Les personnes à risque sont normalement identifiées en amont lors de l’élaboration du PCA de l’entreprise. Cependant la médecine communique peu sur le sujet, aussi vous serez amenés à ce stade à interroger les salariés.
Cette interrogation est à distinguer du questionnement quotidien à conduire pendant la pandémie.

Difficile pour nous de traiter ce point plus précisément; il convient de se reporter aux supports de l’OPPBTP.

Même si le SPS vous demande cette prise de température, vous ne pouvez pas l’imposer. En effet, cela sort de votre autorité.

Dès lors qu’une personne est dite « à risque », l’entreprise doit l’orienter vers son médecin qui statuera sur son aptitude à travailler.
Vous pouvez vous référer aux fiches conseil de l’OPPBTP :
– Coronavirus, que faire en présence d’une personne malade ou soupçonnée de l’être
– Coronavirus, les salariés à risque élevé

La réponse à cette question est hors de notre champ de compétences.

Dans le cas du questionnaire « auto diagnostic » c’est le salarié se qui doit le compléter: il s’en sert pour alerter son encadrant, afin -par exemple- que le fourgon ne passe pas le chercher…

Les Canalisateurs ont prévu qu’une personne qui répond « oui » ne soit pas prise au travail et orientée vers son médecin

Le Guide de OPPBTP page 4 indique : « il est recommandé également de questionner les salariés lors de la prise de poste (« Questionnaire santé » en annexes). »

Il s’agit d’un suivi médical qui n’est pas de votre ressort. Le médecin fournit un arrêt de travail aux personnes atteintes du covid-19. Ces malades entrent alors dans une phase ordinaire de gestion des AT. Ils seront soumis à une visite de reprise pour valider leur aptitude.

L’autodiagnostic doit être effectué avant de se rendre sur le chantier (ne pas sortir de chez soi et prévenir); à défaut, le SST devrait traiter sur chantier les personnels identifiés comme « à risque ».

A partir du moment où toutes les mesures de prévention ont été prises, qu’elles sont conformes aux préconisations de l’OPPBTP et ont été présentées et validées au niveau de l’entreprise et notamment en CSE/CHSCT, il n’y a pas de raison de refuser de monter dans le véhicule. La personne peut éventuellement se rendre sur le chantier par ses propres moyens.
nota: la configuration évoquée n’est autorisée dans la documentation OPPBTP que depuis le 20 avril, traitée dans les questions / réponses mais pas encore dans le guide).

Il n’y a pas de préconisation particulière, de façon générale dans ce contexte, nous cherchons à aérer les espaces dès que possible.